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Agroalimentaire : après les palmipèdes, Orvia mise sur le poulet

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Livraison par Orvia de spécimens reproducteurs (Pekins) pour la Russie au départ de l’aéroport de Nantes Atlantique.

44 - Orvia, spécialisé dans la sélection génétique du canard et de l'oie et l'accouvage industriel (animaux d'un jour), affiche aussi ses ambitions dans la filière du poussin de chair. Le groupe familial prévoit de se doter d'ici à juin 2016 d'un couvoir de 6 000 m2 à Saint-Hilaire-de-Loulay (85) regroupant cette activité dispersée sur trois sites dont l'un en sous-traitance dans les Côtes d'Armor. 

Concurrence française et européenne
L'investissement s'élèvera à 6 M€ pour une production annuelle qui sera portée à 55 millions de poussins contre 40 millions. Il fera de l'industriel l'un des principaux acteurs français aux côtés notamment de son voisin Grimaud à Roussay (49) et des bretons Perrot (22) et Goasduff (29). Outre un accroissement de capacité, le nouvel outil lui permettra de se mettre au niveau technologique de ses principaux concurrents européens (belges, néerlandais, allemands) sur un marché en recomposition sous la houlette des grands transformateurs (LDC, Glon Sanders). 

Palmipèdes
Pour autant, le PDG Benoît Gourmaud ne délaisse pas les palmipèdes, en particulier les canards pour lesquels quelque 20 000 m2 de couvoirs sont exploités en France. Celui du siège à Vieillevigne gagnera ainsi 2 500 m2 l'an prochain pour un montant de travaux de 2 M€. « Nous continuons à nous développer sur ce marché pourtant en baisse, sans doute parce que nos produits se distinguent de ceux de la concurrence », estime le dirigeant, soulignant les efforts continus depuis dix ans en faveur de la R&D qui représente 7 % du chiffre d'affaires annuel. 

International
Ce dernier est attendu en 2014 à 80 M€, en hausse de 12 % correspondant à la croissance moyenne observée depuis 2007 alors que le secteur baisse de 2 à 3 % par an dans l'Hexagone depuis plusieurs exercices : Orvia tire son épingle du jeu grâce à l'international qui génère 21 % de ses revenus. Davantage que l'accouvage, le groupe doit ce succès à son savoir-faire dans la génétique. Il dispose ainsi depuis 2012 d'une solide implantation (12 000 m2) en Chine où il expédie des spécimens dits « grands-grands-parents » destinés à la production de grands-parents pour des clients locaux. Présent également en Corée, au Japon et à Taïwan via des distributeurs, il étudie désormais d'autres projets en Thaïlande, aux Philippines et au Vietnam tout en renforçant sa base en Hongrie (2,5 M€ investis en 2014) pour diversifier le risque sanitaire.