Airbus et STX : 32 avions géants et un espoir de paquebot qui éclairent l’horizon

Dans un paysage économique toujours lourd d’inquiétudes, en particulier pour l’industrie, apprendre le même jour qu’Airbus a décroché une commande de 32 A380 pour 9,6 Mds€ et qu’une lettre d’intention a été signée par STX à Saint-Nazaire pour un paquebot représentant 5 millions d’heures de travail, fait du bien. Ces groupes industriels comptent trois grands [...]

Dans un paysage économique toujours lourd d’inquiétudes, en particulier pour l’industrie, apprendre le même jour qu’Airbus a décroché une commande de 32 A380 pour 9,6 Mds€ et qu’une lettre d’intention a été signée par STX à Saint-Nazaire pour un paquebot représentant 5 millions d’heures de travail, fait du bien. Ces groupes industriels comptent trois grands sites en Loire-Atlantique. Ils ont aussi de nombreux sous-traitants dans l’Ouest, dont beaucoup sont en manque d’activité, certains arrivant au bout des mesures anti-crises mises en place depuis un an. Les prêts participatifs, les plans de formation et autres mesures financées par l’argent public ont permis que les chutes d’activité enregistrées en 2009 ne leur soient fatales. Elles devaient être prises, mais chacun sait bien qu’elles doivent être relayées tôt ou tard par un retour des commandes. Toute bonne nouvelle sur ce front difficile, même à confirmer dans le cas de STX, est à marquer d’une pierre blanche.

Pour Airbus, c’est aussi le signe que la fabrication de l’A380 n’est plus le capharnaüm des débuts, et qu’il fait la preuve de sa fiabilité et de son intérêt économique pour développer les hubs intercontinentaux du futur. Dixit Louis Gallois, président d’EADS, « c’est un avion qui fait gagner beaucoup d’argent. Je pense que toutes les grandes compagnies vont devoir s’en équiper ».

Même si là encore, il y a urgence à dégager l’horizon, car Airbus vit toujours sur le succès de son A 320, lancé il y a 23 ans, une telle commande conforte les investissements engagés à Saint-Nazaire et Nantes par l’avionneur et ses sous-traitants, et la recherche-développement sur les matériaux codes avions du futur portée par le pôle de compétitive EMC2 et le Technocampus.

Il reste, pour les sous-traitants, à supporter la pression énorme qu’Airbus leur fait subir pour réduire ses coûts de production. Mais la baisse de l’Euro, qui signe la défiance des marchés financiers, est, pour l’industrie et tout ce qu’elle génère comme activités, une autre bonne nouvelle.

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