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Les enquêtes de l'année économique
Interview Frédéric Grimaud : « Une opportunité pour un projet offensif »
Frédéric Grimaud, Pdg du groupe Grimaud
Le spécialiste de la génétique animale s'ouvre de nouvelles perspectives en obtenant 40 M€ du Fonds stratégique d'investissement (FSI). Il réinjecte 15,7 M€ dans sa filiale de biopharmacie Vivalis qui lève elle-même 30 M€.
Il était impératif de recapitaliser Grimaud ?
« Pas du tout. Ce n'est pas une opération défensive mais offensive, un apport permettant d'accélerer le développement d'un groupe en situation saine, avec 85 M€ de fonds propres et aucune dette. Nous avons un réel projet de développement sur nos deux métiers, la génétique animale et la bio-pharmacie. Le FSI est un outil remarquable et il fallait saisir cette opportunité. Le groupe a été perçu comme un champion national, le seul français dans la génétique animale multi-espèces. Les trois autres étant allemand, britannique et néerlandais. »
Quels sont les objectifs de l'opération ?
« En cinq ans, le groupe a triplé de volume pour atteindre 200 M€ en 2010 dont 75 % à l'international. Il y a une consolidation qui s'opère dans le secteur de la génétique porcine dont nous sommes le deuxième opérateur en Amérique du Nord. Nous voulons désormais développer une base européenne. Sur d'autres espèces, nous avons des positions fortes mais la consolidation est aussi possible. Nous voulons investir dans d'autres pays. Notre modèle consiste à localiser la production et généraliser une approche multisourcing pour sécuriser nos approvisionnements. Nous sommes en amont d'un marché de la protéine animale en croissance de 3 %. Le groupe a dépensé 23 M€ en R&D en 2009. Si on fait 20 % de croissance, on “ écrase ” ces coûts. C'est la même chose à l'international. »
Pourquoi réinvestissez-vous 15 M€ dans Vivalis ?
« Nous gardons nos positions à 53 % du capital. Vivalis est un opérateur innovant dans la
biopharmacie et l'acquisition d'Humalys a marqué un tournant. Nous allons développer nous même nos propres vaccins et anticorps, des produits propriétaires, que nous aurons découverts et développés sur nos lignées cellulaires. Nous ne serons plus seulement prestataire mais aussi apporteur de solutions, ce qui déplace le curseur en termes de création de valeur. »
Propos recueillis par Emmanuel Guimard
• Grimaud (1 500 salariés) est passé de 67 M€ de CA en 2005, dont 25 % à l'international, à 185 M€ en 2009, dont 75 % hors de France. Objectif 2010 : 200 M€ hors acquisitions.
• Vivalis (93 salariés) a lancé le 5 juillet, à une augmentation de capital de 30 M€. Celle-ci vise spécifiquement le développement de produits propriétaires (vaccins et anticorps) et le financement des phases précliniques et les essais de phase 1 et 2. « Notre métier actuel, c'est la production de lots cliniques pour le compte de tiers et, pour cela, nous disposons des ressources nécessaires », explique Franck Grimaud, président de Vivalis.
Le spécialiste de la génétique animale s'ouvre de nouvelles perspectives en obtenant 40 M€ du Fonds stratégique d'investissement (FSI). Il réinjecte 15,7 M€ dans sa filiale de biopharmacie Vivalis qui lève elle-même 30 M€.
Il était impératif de recapitaliser Grimaud ?
« Pas du tout. Ce n'est pas une opération défensive mais offensive, un apport permettant d'accélerer le développement d'un groupe en situation saine, avec 85 M€ de fonds propres et aucune dette. Nous avons un réel projet de développement sur nos deux métiers, la génétique animale et la bio-pharmacie. Le FSI est un outil remarquable et il fallait saisir cette opportunité. Le groupe a été perçu comme un champion national, le seul français dans la génétique animale multi-espèces. Les trois autres étant allemand, britannique et néerlandais. »
Quels sont les objectifs de l'opération ?
« En cinq ans, le groupe a triplé de volume pour atteindre 200 M€ en 2010 dont 75 % à l'international. Il y a une consolidation qui s'opère dans le secteur de la génétique porcine dont nous sommes le deuxième opérateur en Amérique du Nord. Nous voulons désormais développer une base européenne. Sur d'autres espèces, nous avons des positions fortes mais la consolidation est aussi possible. Nous voulons investir dans d'autres pays. Notre modèle consiste à localiser la production et généraliser une approche multisourcing pour sécuriser nos approvisionnements. Nous sommes en amont d'un marché de la protéine animale en croissance de 3 %. Le groupe a dépensé 23 M€ en R&D en 2009. Si on fait 20 % de croissance, on “ écrase ” ces coûts. C'est la même chose à l'international. »
Pourquoi réinvestissez-vous 15 M€ dans Vivalis ?
« Nous gardons nos positions à 53 % du capital. Vivalis est un opérateur innovant dans la
biopharmacie et l'acquisition d'Humalys a marqué un tournant. Nous allons développer nous même nos propres vaccins et anticorps, des produits propriétaires, que nous aurons découverts et développés sur nos lignées cellulaires. Nous ne serons plus seulement prestataire mais aussi apporteur de solutions, ce qui déplace le curseur en termes de création de valeur. »
Propos recueillis par Emmanuel Guimard
• Grimaud (1 500 salariés) est passé de 67 M€ de CA en 2005, dont 25 % à l'international, à 185 M€ en 2009, dont 75 % hors de France. Objectif 2010 : 200 M€ hors acquisitions.
• Vivalis (93 salariés) a lancé le 5 juillet, à une augmentation de capital de 30 M€. Celle-ci vise spécifiquement le développement de produits propriétaires (vaccins et anticorps) et le financement des phases précliniques et les essais de phase 1 et 2. « Notre métier actuel, c'est la production de lots cliniques pour le compte de tiers et, pour cela, nous disposons des ressources nécessaires », explique Franck Grimaud, président de Vivalis.
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