Retour au Fil API du 01/04/15
Agroalimentaire

276 emplois sauvés chez AIM

Ouest – Le tribunal de commerce de Coutances (50) a validé hier, mardi 31 mars, les deux offres de reprise partielle présentées sur AIM (Abattoirs industriels de la Manche). L’une concerne la reprise de l’abattoir de Sainte-Cécile (50). Portée par une SAS majoritairement détenue par les salariés, elle permet de sauvegarder 206 sur les 357 que comptait le site. L’autre offre émane de la société Chapin-Monfort (holding Les Rosaires), née du rachat en 2013 de la société Jean Chapin à Vézin-le-Coquet (35) par la société Monfort viandes au Faouët (56), dirigée par Pascal Collet. Elle propose de reprendre 70 des 179 salariés du site AIM d'Antrain (35) et offre en outre à 41 autres salariés d’ AIM des postes sur ses sites de Rennes. L'ensemble des offres de reprise devrait se traduire par la suppression d'au moins 300 emplois sur 590. 

Satisfaction de la région Bretagne
Placé en redressement judiciaire le 6 janvier, AIM est l'un des derniers abattoirs indépendants de la grande distribution en France. L'entreprise est détenue à 64% par la coopérative Cap 50 et à 34% par le groupe d'aliments pour bétail JDis. Elle a réalisé un chiffre d'affaires de 246,7 M€ en 2013 avec 590 salariés. " La reprise du site d'Antrain est une bonne nouvelle pour ce territoire, bien sûr, mais aussi pour la filière porcine, en général. C'est une nouvelle reconnaissance des savoir-faire bretons et du professionnalisme des salariés. C'est la preuve aussi qu'il y a bien un avenir pour l'agroalimentaire en Bretagne ", s’est félicité hier Pierrick Massiot, président de la région Bretagne assurant que la collectivité serait “partenaire du projet d'Antrain”.