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Financement

Changement de braquet pour Gwenneg

Ille-et-Vilaine  | 05/04/19

Karim Essemiani revient sur les projets de Gwenneg

La plateforme de financement participatif fait évoluer son modèle. Gwenneg arrête son activité de financement via le don pour se consacrer au financement obligataire. La société propose ce type de financement depuis début 2018. « Cela permet aux entreprises d’emprunter aujourd’hui entre 100 k€ et 2,5 M€ pour accompagner leurs projets. La loi Pacte va permettre de porter ce seuil à 8 M€. De notre côté, nous avons déjà financé un projet à hauteur de 2,4 M€, et sommes aujourd'hui sur un ticket moyen entre 500 et 600 k€. Mais il a vocation à augmenter », explique Karim Essemiani, le président de Gwenneg. A ce jour, Gwenneg mentionne avoir collecté 15 M€  dont plus de 11 M€ via des obligations pour financer le développement de 120 entreprises en Bretagne. A horizon 2021, la plateforme espère pouvoir financer annuellement plus de 45 projets à hauteur de 20 M€, dont une majorité via des obligations. « Nous allons étudier un nombre de dossiers plus important, mais aussi plus complexes, tout en gardant notre taux de sélectivité autour des 3 % », détaille le dirigeant, dont l’objectif est aussi de permettre aux porteurs de projets de générer un effet de levier auprès des financeurs institutionnels. 

 

Des recrutements

Pour atteindre ses objectifs, Gwenneg vient de procéder à une nouvelle levée de fonds. Son montant ? 1 M€. L’opération a été menée auprès de la  Banque des territoires, de Christophe Guillemot via sa holding Heimdallet de Breizhfunding, holding regroupant 200 personnes physiques et morales actionnaires de Gwenneg. En 2016, la société avait déjà levé 700 k€ auprès de la Banque des territoires et de Breizhfunding. Basé à Rennes, Gwenneg emploie aujourd’hui 5 salariés. Karim Essemiani entend doubler l’équipe d’ici à 2021 en recrutant des profils seniors pour étudier et accompagner « des projets à l’ingénierie financière plus complexe. » Gwenneg fonde son modèle économique sur une commission de 5 à 8 % prélevée sur les projets dont le financement a abouti. Discret sur le chiffre d’affaires de la plateforme du fait de la concurrence, Karim Essemiani note toutefois être à équilibre.

Maureen LE MAO

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