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Agroalimentaire

Doux cherche partenaires pour son plan de redressement

Finistère  | 14/09/17

Doux représente 1 500 emplois directs et 5 000 indirects dont 300 éleveurs partenaires, soit 10 % de la filière volaille française.

Doux a présenté hier mercredi en comité d'entreprise un plan de réorganisation de sa production qui nécessitera un investissement de 100 M€ sur quatre ans. Qualité et valeur ajoutée sont désormais les objectifs affichés par le volailler finistérien (1 500 salariés), historiquement présent sur deux marchés principaux : le poulet entier congelé, exporté en grande majorité vers le Moyen-Orient, et les produits élaborés. Il lui est urgent de réagir après 35 M€ de pertes en 2016 et un exercice 2017 qui sera à nouveau fortement déficitaire. L’industriel est confronté à une forte concurrence des opérateurs brésiliens, à la grippe aviaire en 2016 et à la guerre au Yémen, son deuxième débouché.

 

Trois axes

Trois axes de développement ont été définis après l'expertise du cabinet AlixPartners. « Le premier, le plus important, c'est clairement et résolument d'orienter l'ensemble des fabrications et la production de volailles en France vers plus de qualité », indique Christophe Couroussé, président du directoire. Et d’ajouter que « sur les marchés du Moyen Orient, il y a une très forte attente pour des produits qui apportent des qualités nutritionnelles meilleures. C'est la région du monde où l'obésité progresse le plus. » Doux compte aussi se recentrer sur le marché européen du halal, en très forte croissance, avec une grande exigence de qualité sur l’aspect nutritionnel et la certification halal. Enfin, pour continuer à fournir l'entrée de gamme et garder sa position sur ce segment, le groupe va miser sur un partenaire européen, « plus compétitif et à coûts plus faibles que nous ».

 

Construire un modèle pérenne

« Notre objectif fondamental dans le projet, c'est de défendre l'emploi, les agriculteurs et les éleveurs avec qui on travaille. Mais pour les défendre dans la durée, il faut qu'on s'assure qu'on ait un modèle pérenne. Un modèle qui réponde à un marché qui a un avenir et qui génère de la valeur », rappelle Christophe Couroussé. Reste pour la filiale de Terrena à trouver des partenaires lui apportant les moyens de ses ambitions. « Ce projet nécessite un investissement important et les actionnaires, qui ne seront probablement pas en mesure de le soutenir seuls d’un point de vue opérationnel et financier, cherchent activement des partenaires avec le soutien de l’Etat et des collectivités locales », souligne un communiqué de Doux.

 

 

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