Agroalimentaire

Doux veut boucler son plan de relance avant fin 2017

Finistère  | 02/11/2017

100 M€ sont à trouver pour relancer le volailler breton

En difficultés financières, le groupe Doux entend trouver d’ici à fin 2017 les 100 M€ nécessaires au financement de son plan de relance. « Les choses avancent. Toujours moins vite qu'on le voudrait, mais elles avancent », précise Christophe Couroussé, président du directoire de Doux. Filiale du groupe Terrena depuis 2016, Doux a présenté à la rentrée 2017 un plan de réorganisation de sa production. Plusieurs modalités sont à l’étude pour trouver les 100 M€ nécessaires à la mise en œuvre de  ce plan stratégique. « Il y a des échanges avec les services de l'État, c'est un dossier important.»

 

le projet

Le volailler a enregistré une perte de 35 millions d'euros en 2016 et devrait réaliser un nouvel exercice négatif en 2017. Confronté à la concurrence brésilienne, Doux entend délocaliser sa production d'entrée de gamme en Europe de l’Est et monter en gamme sur ses produits fabriqués en France. Sur les 100 M€, un peu moins de la moitié serviront à des investissements industriels, en marketing, communication, recherche et développement. Le reste doit permettre, selon Christophe Couroussé, de financer la transition. « Pendant une période  de trois ans, on va passer de l'ancienne offre à la nouvelle. Sur les deux  prochaines années, il y aura encore une partie de l'offre historique. »

 

impact sur l'emploi

Basé à Châteaulin, Doux emploie 1 500 salariés au sein de ses huit  sites de production et couvoirs. « Le plan qui a été construit, s'il est exécuté dans toutes ses  modalités, permet de conserver l'ensemble des emplois permanents de l'entreprise. C'est ça notre objectif. » Le groupe génère 5 000 emplois indirects et travaille avec 300 éleveurs partenaires.

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