Ingénierie

Keran cherche 80 salariés pour répondre à ses nombreux contrats

Loire-Atlantique  | 27/09/2017

Keran cultive un réseau très dense avec le tissu d'entreprise, des écoles et de la recherche régionale.

Keran a recruté 40 personnes depuis le début de l’année et cherche à pourvoir 80 postes supplémentaires dont 30 à Nantes. Les profils recherchés sont, entre autres, des concepteurs en urbanisme et paysage, des chefs de projet en infrastructure, des projeteurs, des dessinateurs… Pour Yves Gillet, le PDG du groupe nantais d’ingénierie, c’est le manque de main d’œuvre qui est actuellement le facteur limitant au développement de Keran, le groupe ayant récolté ces derniers temps de nombreux projets.

 

Croissance

Pour mémoire, le groupe, qui emploie 500 salariés dans 30 corps de métiers distincts, a connu un trou d’air suite aux municipales de 2014, la commande publique représentant 75 % de son activité. Mais le rebond est là. Keran vise un chiffre d’affaires de 42 à 43 M€ cette année contre 38,5 M€ en 2016.

 

En force à Bordeaux

Parmi les projets récents, Yves Gillet mentionne la réhabilitation de l’espace Commerce 1 dans le centre de Nantes, en continuité de la zone Feydeau ; l’écocampus de la Chantrerie à Nantes ; le programme Berges de Maine à Angers ; une étude environnementale sur Eurorennes… Fort de ses expériences à Nantes, Keran arrive en force à Bordeaux où il a décroché un accord cadre sur le traitement de l’espace public dans l’hyper-centre ; une mission sur l’assainissement des eaux usées ; l’extension de la ligne A de tramway et une nouvelle ligne de bus à haut niveau de service (BHNS).

 

International

Outremer et à l’étranger, Keran signale une mission eau et assainissement au Cambodge, mobilisant les filiales Groupe 8 et SCE ; un système de rafraichissement de type Swac (Seawater air conditioning) pour l’hôpital polynésien de Taaone ; un projet lié au site classé par l’Unesco d’Anuradhapura, au Sri Lanka, ou comment gérer la protection du site et l’accueil des pèlerins… L’international représente 20 % de l’activité de Keran et Yves Gillet souhaite porter cette proportion à un tiers de l’activité.

 

Une culture du réseau

Sur le plan stratégique, Yves Gillet décrit une démarche d’innovation ouverte sur l’environnement économique, principalement régional (réseaux, écoles et centres de recherche, PME…), laquelle est illustrée par le schéma ci-joint. Le dirigeant cite, entre autres, son partenariat avec la fondation de l’université de Nantes portant sur un projet d’expérimentation Bim visant à établir une matrice numérique à l’échelle de l’université (110 bâtiments, 1 000 hectares de terrains).

 

Drones et amas sulfurés

Il évoque un partenariat avec TMC, une entreprise des Sorinières spécialisée dans le mobilier urbain (projet commun sur un skate parc du programme cœur de Maine à Angers), ou encore un contrat de thèse Cifre avec l’école d’architecture de Nantes. Avec Naval Group, Keran aborde la deuxième phase du projet collaboratif Melodi visant à cartographier à 3 000 mètres de profondeur, à l'aide de drones, les amas sulfurés des océans, en vue d'y extraire des métaux rares. Le projet associe DCNS, l'Institut physique du globe et les spécialistes des drones Rtsys et Eca

 

Deux acquisitions

Si le groupe se développe principalement par croissance organique, Yves Gillet annonce une prise de participation majoritaire dans la société nantais S3D, développant des process de transformation des déchets par méthanisation. Cette société de 6 personnes rejoindra l’immeuble de Keran sur l’île de Nantes. Egalement en vue, une société experte dans l’hydraulique à régime torrentiel