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Ferroviaire

Le projet LNOBPL à la recherche d’un consensus

Pays de la Loire  | 02/11/16

Le débat public qui s'est tenu en 2014 sur le projet de « liaisons nouvelles ouest Bretagne/Pays de la Loire » (LNOBPL) n'a pas permis de dégager de « dégager un scénario préférentiel d’aménagement » : une nouvelle phase de concertation s'engage donc sur

Exit les trois scénarios « monolithiques » présentés lors du débat public sur le projet de « liaisons nouvelles ouest Bretagne/Pays de la Loire » (LNOBPL) qui s’est tenu de septembre à décembre 2014. Si son opportunité et ses grands objectifs ont été validés, estime SNCF réseau, ce temps d’échanges « n’a cependant pas permis de valider les fonctionnalités précises en termes de performance du service ferroviaire et donc de dégager un scénario préférentiel d’aménagement ». Sans compter une maigre participation de la population et une facture (entre 3,1 et 5,5 Mds€) qui a visiblement ému de nombreux citoyens. D’où la décision du maître d’ouvrage, approuvée par le comité de pilotage (Copil) réunissant l’Etat et les collectivités locales, de lancer une nouvelle phase de concertation destinée à approfondir les réflexions. Elle s’achèvera en février 2017.  

 

2030 au mieux

L’objectif demeure inchangé : préparer la modernisation des infrastructures existantes, y compris via la création de bouts de lignes nouvelles, entre Nantes et Rennes et à l’ouest de ces deux villes, suite logique de la mise en service prochaine de la ligne à grande vitesse entre Le Mans et Rennes. Il s’agit de se projeter à l’horizon 2030 dans le meilleur des cas : à cette échéance, le territoire concerné devrait accueillir environ « 18 millions de voyageurs par an », estime Benoît Formstecher de SNCF réseau, soit le double de la fréquentation actuelle. Reste aussi à connaître la part réservée au fret, réduit aujourd'hui à la portion congrue.

 

6 secteurs

Sur un territoire divisé en « 6 secteurs de réflexion », les trois scénarios initiaux « ont été découpés en briques qui correspondent chacune à un besoin et un niveau de performance », explique Arnaud Godart, chef de mission LNOBPL. Chaque option abordée devra bien évidemment satisfaire aux contraintes environnementales et financières. Exemple avec la voie entre Rennes et Nantes : il y a consensus pour en améliorer le temps de parcours (le train le plus rapide met actuellement 1h15) mais les modalités pour y parvenir doivent encore être tranchées d’autant plus que « nous devrons intégrer la desserte de Notre-Dame-des-Landes sans avoir la certitude pour l’heure de la réalisation de l’aéroport ». Selon les modalités retenues, cet axe pourrait mobiliser jusqu’à 2 Mds€, estime Benoît Formstecher. La piste d’une desserte passant par Châteaubriant, soutenue par des associations d’usagers, semble définitivement écartée.

 

« Serious game »

Oubliée dans les trois scénarios initiaux, la liaison entre Brest et Quimper a été aussi rajoutée dans la liste des priorités. Déjà, sans attendre, des travaux prévus dans le contrat de plan Etat-Région démarreront en 2017 pour rénover la section Landerneau-Quimper (70 M€). La concertation s’appuie sur un site internet (www.lnobpl.fr), un simulateur « serious game » suggéré lors du débat public, un forum participatif et un panel de citoyens élaboré par un institut de sondage. En parallèle se dérouleront des ateliers, non publics. Le Copil devra ensuite arrêter ses choix, attendus d’ici à juin ou septembre 2017, et les soumettre à l’Etat. Il faudra alors compter encore plusieurs années avant de lancer, le cas échéant, une enquête publique.

Jacques LE BRIGAND

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