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Lorenz and Hamilton et CM-CIC Investissement, une rencontre au cœur des recrutements clés

Développée par le cabinet parisien Lorenz and Hamilton, la solution Little Big Job révolutionne le process de recrutement des cadres. Pour la première fois, les ressources humaines peuvent s’appuyer sur un outil d’intelligence artificielle de haut niveau. Analyse de ce changement de paradigme avec Ludovic Bourg, le dirigeant-fondateur de Lorenz and Hamilton.

 

Quelle est l’activité de Lorenz and Hamilton, la « maison-mère » de Little Big Job ?

Ludovic Bourg : Historiquement nous sommes un cabinet de conseil en ressources humaines, positionné sur le segment des cadres supérieurs et des dirigeants. Notre activité première s’organise autour de trois grandes missions : la chasse de tête et le conseil en recrutement de talents clés, le management de transition et l’outplacement de cadres dirigeants. Au fil des années, nous avons développé des positions incontournables, notamment en matière de recrutement des profils liés aux systèmes d’information et aux datas. Nous sommes également leader en France de l’accompagnement des dirigeants via notre filiale Dirigeants et Partenaires.

 

En quoi les nouvelles technologies ont-elles impacté vos différents métiers ?

L. B. : L’émergence des technologies liées au traitement des données massives impacte principalement le sourcing, c’est-à-dire la phase de recherche. Le fort développement des réseaux sociaux professionnels a en effet levé le voile sur une partie des organigrammes des entreprises, mais une partie seulement. L’analyse des données montre que plus de 2/3 des profils professionnels des réseaux sociaux comportent en moyenne moins de 300 caractères, soit à peine 50 mots. Ainsi rechercher des mots-clés dans des profils vides revient à espérer trouver une perle dans l’océan, muni d’une épuisette. En synthèse, avec des outils de recherche peu efficaces et des recruteurs peu « mobilisables » sur ces phases de sourcing chronophages, les entreprises peinent à dénicher les perles rares. Il était donc nécessaire de mettre en œuvre une technologie en capacité de concilier les attentes et les habitudes de travail des recruteurs, à la réalité des données de candidats réellement disponibles.

 

C’est sur ce postulat qu’est né Little Big Job ?

L. B. : Oui en effet, il devenait primordial de développer un outil logiciel, une intelligence artificielle en capacité d’analyser automatiquement l’ensemble des données numériques professionnelles laissées en ligne par les candidats sur les réseaux sociaux, les sites / forums emplois, les annuaires, etc. Là où des semaines étaient nécessaires au recruteur, les algorithmes permettent désormais de présélectionner, en quelques secondes seulement, les meilleurs profils cadres et d’interagir avec eux, afin de mesurer par exemple leur intérêt pour un poste. Pour concevoir cet outil révolutionnaire, nos équipes de recherches se sont associées, depuis 2013, avec un laboratoire canadien, spécialiste de Traitement Automatique des Langues (TAL), afin de développer une solution en capacité d’interpréter, en anglais comme en français, les données numériques professionnelles publiques des candidats disponibles sur Internet. La solution Little Big Job est commercialisée depuis 2016 en France et au Canada et sous forme d’abonnements accessibles aux entreprises comme aux cabinets de recrutement.

 

Cela ne risque-t-il pas de cannibaliser votre propre activité ?

L. B. : Bien au contraire. En tant qu’utilisateur de l’outil nous avons pu accroître notre réactivité et offrir à nos clients une plus grande diversité dans les profils proposés. C’est l’un des effets très positifs du sourcing assisté par intelligence artificielle. Cela efface tous les biais humains dans la pré-sélection et l’IA déniche des profils inaccessibles pour un recruteur, dans la masse d’informations colossale désormais en ligne.

 

Quelles sont les prochaines étapes ?

L. B. : En parallèle du développement de la solution en France et au Canada, notre plan de déploiement prévoit de commercialiser Little Big Job sur les marchés anglophones puis francophones, pour lesquels nos modèles sont opérationnels. Nous allons prochainement ouvrir des bureaux à Londres et sur la côte Est des États-Unis.

 

Pourquoi avoir fait appel à CM‑CIC Investissement pour vous accompagner ?

L. B. : Nous avions besoin de consolider nos capacités de financement pour accélérer notre développement, qu’il s’agisse de croissance externe sur nos activités « traditionnelles » ou de conquérir de nouveaux marchés avec Little Big Job. Si l’offre financière était bien sûr un facteur de décision, c’est la philosophie de cet investisseur qui a fait la différence : CM-CIC Investissement investit sur ses fonds propres et s’inscrit dans une vraie démarche d’accompagnement du dirigeant, au-delà du deal financier.   

 

Quelques chiffres clés :

12 M€ de CA HT consolidé en 2017

4 secondes pour générer une short list

8 téraoctets de données traités chaque jour

 

              Lorenz and Hamilton vu par Franck Thouroude, CM-CIC Investissement.

 

Investir dans un cabinet de recrutement peut sembler une gageure tant les acteurs paraissent nombreux, peu différenciants et travaillant sur des process a priori non industriels.

Investiguer ce secteur d’activité est riche d’enseignements et permet de battre en brèche beaucoup d’idées reçues. Ludovic Bourg, dirigeant de Lorenz and Hamilton, nous a démontré, point par point, que chacun des défis lancés par les attentes du marché était autant d’opportunités pour s’adapter, pour organiser et pour anticiper.

Sa vision stratégique a été pour nous l’élément clé de notre motivation à investir dans son jeune groupe : développer le cœur de métier (recrutement, management de transition, outplacement), accompagner les clients sur leur système d’information (édition de logiciels), industrialiser les process, élargir les offres RH par acquisition, lancer à grande échelle l’outil Little Big Job en faisant le pari du développement de l’intelligence artificielle.

Nous avons ainsi partagé cette vision « 360° » avec conviction et confiance.

En « recrutant » CM-CIC Investissement en tant qu’actionnaire, Ludovic Bourg a fait le choix d’une structure solide sachant s’engager sur le long terme.

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