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Agroalimentaire

MHP confirme des discussions pour la reprise de Doux

Finistère  | 13/03/2018
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MHP a confirmé hier, lundi 12 mars, à l’AFP, être « en discussions » pour la reprise de Doux, confronté à d'importantes difficultés financières avec des pertes de 35 à 36 M€ par an depuis 2016. Le groupe ukrainien a déposé la semaine dernière auprès du Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI) une proposition de reprise du groupe volailler de Châteaulin.

 

Restructuration

« L'idée est de porter un projet industriel robuste et pérenne. Cela passera par une restructuration, mais pas de l'ordre de ce qui est paru dans la presse », a souligné une porte-parole du groupe MHP démentant les 550 suppressions d’emplois (sur un effectif de 1 200 salariés), évoqués par le magazine Challenges la semaine dernière. Le groupe précise que « ce projet devra tenir compte des spécificités de l'entreprise et de son environnement, en particulier la nécessité de préserver le savoir-faire et des emplois en Bretagne, en concertation avec la filière et l'ensemble des acteurs ». Le « périmètre du projet » lui-même fait, selon cette même porte-parole de MHP, l'objet de discussions, ainsi que la reprise de la totalité ou non du groupe. Selon des sources proches du dossier, l'offre ne comprendrait pas le site de Chantonnay, en Vendée, qui emploie quelque 300 personnes, ni le siège de Châteaulin, dans le Finistère, où travaillent une centaine de salariés.
 

 

Inquiétude des syndicats

Côté à la Bourse de Londres, MHP se présente comme le leader de la volaille en Ukraine avec un chiffre d'affaires d'1,3 Md$ en 2017. Actionnaire majoritaire de Doux, le groupe coopératif Terrena avait indiqué la semaine dernière qu'il ne pourrait pas soutenir « éternellement » le volailler Doux, à la recherche de 100 M€ pour changer de modèle économique, fixant « la date butoir de son engagement au 31 mars » selon le journal Le Monde. Force Ouvrière craint un naufrage social.  « Le groupe est à vendre et, si aucune solution n'est trouvée d'ici le 31 mars 2018, ce sera la liquidation judiciaire », a estimé le syndicat dans un communiqué. "C'est sûr qu'il y aura de la casse, mais on ne nous a pas dit le nombre, ni rien du tout" a réagi auprès de l'AFP Patrick Moigne, délégué syndical central CGT de Doux.  Un CCE extraordinaire est prévu aujourd’hui mardi 13 mars à Châteaulin. Avec AFP et Reuters.

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