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Urbanisme

Nantes dévoile son projet « Petite-Hollande – bords de Loire »

Loire-Atlantique  | 13/03/18
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Le projet « Petite-Hollande – bords de Loire » est « un projet de transformation profonde de Nantes pour les 15 ans à venir », selon Johanna Rolland, maire de Nantes, qui en présentait hier les grandes lignes. Le périmètre de ce projet s’étend sur 4 km de berges et sur 130 hectares, du canal Saint-Félix, à l’Est, au Bas-Chantenay, à l’Ouest. Le montant total de l'investissement public est à ce stade indéterminé. Rendre la Loire accessible, et faire plus de place à la nature en ville sont les deux priorités du projet dont la maîtrise d’œuvre a été confiée à l’agence parisienne d’urbanisme Ter.

 

Petite-Hollande

La transformation de la place de la Petite-Hollande est au cœur du projet. L’objectif est d’aboutir, pour ce parking de 8 ha, à un projet finalisé fin 2019 pour de premiers travaux en 2020, le chantier devant s’achever en 2025. Le reste du programme d’aménagement prendra plus de temps et reste à affiner. « Nous ne dévoilons pas aujourd’hui un projet ficelé mais des intentions », souligne Johanna Rolland.

 

Moins de voitures

La place de la Petite-Hollande serait libérée de ses voitures, un parking sous-terrain étant envisagé. L'agence Ter propose une perspective paysagère, une « place-parc » où le tiers de la surface serait végétalisée avec des pelouses, un verger, de longues tables de pique-nique… Côté Ouest de la place, une cale en espalier descendrait vers la Loire. Des belvédères seraient aménagés sur la piscine Gloriette, sur la médiathèque et un autre au sommet d’un food court qui serait construit ex nihilo sur l’emplacement du Square Daviais, côté Est de l’île Feydeau… Le maintien du marché hebdomadaire est considéré comme un prérequis.  

 

Plan guide

L’équipe de Ter, investie d’une mission de huit ans, devra produire un plan guide et mener une série d’études complémentaires, à commencer par le traitement de la circulation qui permettra de doser la réduction de la place de la voiture, laquelle « s’inscrit dans le sens de l’histoire », selon Johanna Rolland. Cette étude sera menée sur un espace intra-périphérique.

 

Piscine flottante

Par ailleurs, et à titre d’exemples, Ter imagine une plage et une piscine sur le canal Saint-Félix, une succession de jardins sur le quai de La Fosse, où la place de la voiture serait également réduite, de nouvelles structures flottantes sur la Loire, l’implantation de jardins sur les berges de l’île Gloriette…

 

L’équipe

Ter est associée aux architectes de 51N4E (Bruxelles) et List (Paris), à l’agence d’urbanisme Une Fabrique de la Ville (Paris) et au spécialiste des déplacements Mobhilis (Redon). Le bureau d’études technique Tugec (La Chapelle-sur-Erdre), le cabinet d’ingénierie Tess (Paris), les spécialistes de l’éclairage Coup d’éclat (Paris) et le collectif Fil, pour l’expression citoyenne (Nantes) complètent l’équipe.

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