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Infrastructure

Notre-Dame-des-Landes : les réactions

Loire-Atlantique  | 18/01/18

Élus et chefs d’entreprise n’ont pas de mots assez durs pour condamner la décision gouvernementale.

« Coup de poignard », « trahison », « déni de démocratie »… Élus et chefs d’entreprise n’ont pas de mots assez durs pour condamner la décision gouvernementale sur l'arrêt du projet aéroportuaire de Notre-Dame-des-Landes.

 

Jean-François Gendron

« Aujourd’hui, je suis extrêmement ému de cette décision, qui nous affecte tous. C’est un mélange de colère, de déception et de frustration », réagit Jean-François Gendron le président de la CCI Pays de la Loire. « C’est le Grand Ouest qu’on sacrifie. C’est un espace dynamique qui a besoin à très court terme d’un aéroport international. Et c’est la confiance des chefs d’entreprise en l’Etat qui disparaît ».

 

Yoann Joubert

Yann Trichard, président de la CCI de Nantes Saint-Nazaire, se dit tout aussi «  atterré, consterné, triste, déçu ! » tandis que Yoann Joubert, PDG du groupe immobilier Réalités  parle d’un « jour de deuil pour le peuple de l’Ouest et pour les entreprises de la région ».  « Oubliez l’international ! Vous continuerez pour le siècle à venir à faire 4 heures de liaison pour voyager à l’étranger car après tout vous pouvez bien prendre le train ! », lance ce dirigeant. « Il y a neuf millions de Bretons et de Ligériens qui vont se retrouver pénalisés dans les années à venir. Le jacobinisme français a encore frappé », considère le breton Rolland Beaumanoir, patron du groupe textile du même nom.

 

Philippe de Villiers

Le ton est tout autre en Vendée, où l’on se félicite de conserver un aéroport avantageusement placé au sud de la Loire. « Enfin, on tranche », note Philippe de Villiers, fondateur du Puy du Fou qui salue l’abandon d’un projet « qui favorisait la Bretagne. Une pétition orchestrée par Jean-Michel Mousset, du groupe de transports du même nom, contre le projet de Notre-Dame-des-Landes avait réuni au cours des derniers mois de grands noms de l’industrie vendéenne.

 

SMA

L’amertume est tout aussi forte parmi les élus. « Par cette décision, Emmanuel Macron piétine les procédures et décisions de  justice, il piétine nos collectivités locales, il piétine le vote des  habitants », tonne Philippe Grosvalet, président PS du conseil départemental de Loire-Atlantique du syndicat mixte aéroportuaire (SMA) réunissant l’ensemble des collectivités accompagnant le projet.

 

Johanna Rolland

Maire PS de Nantes, Johanna Rolland perçoit également cette décision comme « un mauvais coup porté au Grand Ouest », « une trahison », et un « déni de démocratie. » Mais l’élue prend acte de la nouvelle donne. « Une page se tourne, dit-elle. Mais ma responsabilité de maire et de présidente de la métropole, c’est de préparer l’avenir. »

 

Christelle Morançais

Christelle Morançais, présidente LR de la région Pays de la Loire évoque « une victoire des zadistes sur l'État de droit, un coup de poignard pour le développement économique et l'attractivité du Gand ouest » quand son prédécesseur, Bruno Retailleau, parle de « capitulation, de renoncement à la parole donnée. » Le sénateur vendéen estime que ce dossier  s’apparente à un nouvel Ecomouv’, se référant à l’affaire des péages routiers « qui ont coûté plus d’un milliard d’euros à l’État ».

 

Acipa

Si le Premier ministre a sommé les occupants de la Zad (zone d’aménagement différé ou « zone à défendre ») de plier bagage avant le printemps, des clameurs ont accueilli l’information sur le terrain où l'Acipa, principale association d'opposants, demande « une période de gel de la redistribution institutionnelle des terres », estimant que ce territoire « doit pouvoir rester un espace d’expérimentation sociale, environnementale et agricole. »

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