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Evénementiel

Près de 500 participants à la première édition de Social Change

Loire-Atlantique  | 19/11/18
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Réussite pour le premier rendez-vous de la RSE. Social Change, l’événement RSE co-organisé par l’agence API et Nantes métropole avec la plateforme RSE de la métropole nantaise a accueilli près de  500 personnes le 16 novembre à la Cité des congrès de Nantes.

Quatre entreprises du territoire ont partagé sans langue de bois leur retour d’expérience sur la mise en place d’une démarche RSE en leur sein : Aplix, Titi Floris, Dynamips et ATC Watt. Au-delà des témoignages des entreprises, des experts, des ambassadeurs et les clubs RSE étaient aussi présents à cette réunion riche en échanges.

 

Aplix

Chez Aplix, pas de babyfoot dans les salles de pause. La RSE est avant tout une façon différente de travailler. « Et si la démarche a été impulsée et portée par le management, il faut du temps et de la persévérance et beaucoup rabâcher pour que les équipes s’approprient ces changements de repères », témoigne Oana Balestat, DRH d’Aplix, spécialiste de la fabrication d’auto-agrippants (1 000 salariés dont 500 en France). « Aplix qui a tout d’abord choisi d’écouter l’ensemble des collaborateurs pour connaître leurs attentes a engendré des déceptions, tous les souhaits n’ayant pu être exhaussés et le rejet des représentants du personnel, ceux-ci s’étant sentis dépossédés de leur rôle ». Désormais la démarche est structurée et encadrée par chaque direction avec des objectifs et un coach de proximité assiste les opérateurs dans leur travail quotidien pour relever les points d’amélioration possible. Parmi les résultats tangibles : une réduction notable des produits déclassés par la prise en compte et la valorisation du travail des équipes.

 

Titi floris

Au fil d’expériences professionnelles dénuées de sens profond, Boris Couilleau a choisi de recoller avec le terrain en fondant sa propre société. « Je voulais savoir pour qui je bosse et où va l’argent que je génère, indique le dirigeant ». Titi Floris est non seulement dédiée au transport de personnes handicapées mais son statut de scop permet à chaque salarié de partager l’administration de l’entreprise. « Associer les salariés permet de soulager les dirigeants sur la responsabilité et le portage de projets ». Mais tous n’ont pas forcement envie d’être co-entrepreneur d’emblée. Ca prend du temps. « Une fois ce mode de management accepté, cela renforce leur motivation et le sentiment d’appartenance. Nos conducteurs  (représentant 970 des 1000 salariés) sont les premiers représentants de nos valeurs chez nos clients et nos meilleurs ambassadeurs. »

 

Dynamips

Fabien Levêque, directeur de la communication de Dynamips (Saint-Herblain, 91 salariés, 12 M€ de CA), est revenu sur la multiplication des initiatives menées depuis 2014 par l'entreprise de services numériques: horaires aménagés, mise en place d’un baromètre mensuel de la qualité de vie au travail, recyclage des ordinateurs usés, politique « 0 poubelle », parrainage de ruches, etc. Objectif ? Que la RSE puisse s'inscrire dans le quotidien de Dynamips. Le turnover de l’entreprise est passé de 25 % en 2014 à 10 %, le tout sur un secteur pourtant hautement concurrentiel en termes de RH. Dynamips se penche désormais vers l’analyse de son bilan carbone et entend bien le compenser par la plantation d’arbres.

 

ATC WATT

Repreneuse d’une entreprise de plomberie en 2010, Béatrice Wattiau voulait donner du sens à sa démarche en insufflant dans cette entreprise de trois salariés des valeurs auxquelles elle croyait : le savoir-être, l’envie et l’implication.  « Faire confiance et responsabiliser ses salariés, c’est une démarche gagnant-gagnant, un cercle vertueux », témoigne la dirigeante d’ATC Watt qui a du faire face aux préjugés dans ce milieu macho. Béatrice Wattiau a recruté Massiré, un jeune malien arrivé en France à 16 ans. « L’aider à grandir, le former n’a pas toujours été facile. Mais tout le monde y gagne. Il avait envie. Le savoir-être, c’est important. Le savoir-faire, ça s’apprend »

 

Plénière : la vie, notre défi

Pour conclure la matinée, Walter Bouvais, fondateur d’Openlande a présenté un bilan alarmant de l’état de santé de la planète dû aux activités humaines et des pistes de changements qui s’amorcent. « L’ordre de priorité profit/ people /planet doit être inversé, indique-t-il en planet/people/profit. Essayons de faire autrement et de faire émerger une économie de solutions. Et de présenter des exemples comme Fairphone et son mobile modulable anti-obsolescence programmée, la machine à laver Lincrevable, les baskets veja project ou encore La tricyclerie, association nantaise qui collecte en vélo-remorque les déchets organiques des restaurants et entreprises pour les valoriser sous forme de compost. « Tous pensent les contraintes écologiques d’abord ! ».

 

Toovalu, XYT

A Nantes, Marie Gaborit de Toovalu RSE a mis au point un outil informatique pour quantifier les actions de RSE et a créé un écosystème pour aider les entreprises et les grands comptes à s’engager dans des démarches de RSE ». Même démarche “réparatrice“ pour Simon Mencarelli, confondateur directeur de XYT. La société a conçu une voiture Lego en réduisant le nombre de pièces qui la compose pour qu’elle puisse être construite et réparée dans n’importe quel garage. « Accessible en termes de prix, nous l’avons pensée pour répondre aux usages des livreurs de centre ville et pour anticiper l’interdiction des véhicules thermiques d’ici à 2030 à Paris. » 100 véhicules seront déployés par XYT à Paris l’an prochain.

 

Nantes métropole

Sur les mobilités, l’urgence n’est pas de passer à l’électrique en centre ville, indique de son côté Johanna Rolland, la maire de Nantes. « Nous privilégions le développement des transports en commun, des déplacements doux et nous interrogeons plutôt sur le lieu d’implantation des futurs parkings relais ». En avance sur les autres métropoles en matière de RSE, la démarche Planet RSE engagée par la ville a déjà permis de trouver les bonnes ressources et des modèles économiques créateurs de valeur. Mais la transition sociétale devra aussi être mise au service de tous et des personnes éloignées de l’emploi ».

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