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Énergie

Smile fait décoller 17 projets de "smart grids"

Pays de la Loire  | 02/02/18

Le projet de Galeo : transformer cet immeuble classé (1927) en "smart building".

L’association Smile a homologué 17 projets en un an d’existence. 10 autres sont en cours d’instruction. Pour mémoire, l’association, réunissant la Bretagne et les Pays de la Loire, est née de l’appel à projets de 2015 pour le déploiement à grande échelle de réseaux électriques intelligents, dans le cadre de la solution « ville durable » de la nouvelle France industrielle. L’association Smile, née fin 2016, compte désormais 182 adhérents publics et privés. Centrée à l’origine sur les réseaux électrique, son action s’est étendue aux problématiques liées au gaz. Les projets retenus peuvent recevoir un soutien public représentant 20 à 60 % de leur budget. Selon l’élu régional Laurent Gérault, en charge du projet, les projets Smile pourraient entraîner à terme 200 M€ d’investissements.

 

« La Marseillaise »

La réhabilitation de l’immeuble « La Marseillaise », ancien siège de la société JJ Carnaud, dans le quartier de Chantenay, à Nantes, est l’un des projets homologués. Porté par le promoteur Galeo avec l’appui d’EDF, il vise à réhabiliter cet immeuble classé (1927) en un « smart building » dans une démarche de performance énergétique (80 kwh/m2/an), permettant de réduire les charges de 15 à 20 %, et d’autoconsommation collective, comme le permet désormais la loi. Cela signifie que les panneaux installés sur le toit (20 Kw crête) seront non seulement suffisants pour le bâtiment mais permettront d’alimenter des immeubles voisins. Sur ce point, les promoteurs vont essuyer les plâtres d’un cadre juridique encore flou. L’immeuble, qui sera converti en une résidence de 39 logements pour jeunes actifs, sera livré début 2019 à La Nantaise d’habitations et géré par Adelis. Coût de l’opération : 180 k€ avec 55 k€ d’aides régionales.

 

55 000 capteurs dans les bâtiments publics

Autre projet de Smile, Beflexi vise à réduire de 30 %, à l’aide de capteurs, la facture énergétique (eau, gaz, électricité) des bâtiments d’enseignement et autres édifices publics. Le projet intègre la planification dans le pilotage énergétique des bâtiments. Objectif à l’horizon 2022-23 : implanter 55 000 capteurs et actionneurs (produits en Bretagne) au sein de 1 000 bâtiments dans les deux régions La phase test sera lancée dès avril 2018 dans les lycées de Cesson-Sévigné et de Bruz (35). Le projet est porté par les sociétés Wi6Labs et NKE.

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