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Toovalu portée par la directive RSE

Loire-Atlantique  | 24/11/17
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La startup nantaise lancée en octobre 2012 par Marie Gaborit est en pleine croissance portée par la directive RSE ou "reporting" relative à l’obligation de publication d’informations extra-financières par les grosses entreprises et sa prochaine extension en 2018. Toovalu a conçu une plateforme web pour le pilotage chiffré de la Responsabilité sociétale et environnementale des entreprises. Sa solution a déjà séduit des grands comptes dont Clarins, Herige, Système U, Nantes métropole ou Maisons du Monde.

 

Des mesures et des objectifs

Elle offre aux équipes de direction de mesurer des indicateurs de performance sur un tableau de bord : parité homme femme, handicapés, promotion interne, heures de formation, empreinte carbone, composition du comité exécutif… et de définir des objectifs d’amélioration comme la réduction de l’impact carbone de l’activité de l’entreprise. Avec Système U par exemple, le travail entrepris avec Centrale Nantes et l’Icam consiste à traduire concrètement les accords de Paris de réduction de 2°C les émissions de carbone d’ici à 2050. Pour le secteur de la grande distribution ou du BTP, cela revient selon les travaux de l’Onu à diviser par 4 leurs émissions d’ici à 2020.

 

Les PME aussi

Des clauses climat sont désormais intégrées dans le cahier des charges des appels d’offre. Ce qui a pour conséquence d’entraîner aussi les PME à réfléchir à leurs pratiques. Élargissant du même coup la clientèle potentielle de Toovalu. Nantes métropole a enjoint les équipes travaillant pour la construction du nouveau Min de quantifier leur empreinte carbone et à proposer des solutions pour la réduire lors du chantier. Toovalu les a accompagnées et formées durant 3 à 4 mois.  « Ce n’est pas encore un critère de choix pour retenir une entreprise mais une obligation d’information. Et je parie que d’ici 2020, celles qui n’auront pas intégré le climat dans leur stratégie auront du mal à trouver des marchés », prédit Marie Gaborit, directrice de la scop. La dirigeante va proposer dès l’an prochain une offre freemium pour aider les TPE et les PME à s’y mettre et forme des étudiants de Centrale Nantes à accompagner les entreprises gratuitement pour atteindre cet objectif dans le cadre de leurs workshops.

 

Recrutements

Pour accompagner son développement commercial et sa R&D, Toovalu va recruter : un chargé de projet, un développeur et un docteur en informatique. La société, hébergée dans la pépinière d’entreprises de Keran, compte désormais 6 salariés plus 3 associés. Toujours dans l’incubateur d’Atlanpole, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 250 k€ en 2016 et devrait doubler son activité à 500 k€ d’ici à la fin de l’année. Toovalu vient d’obtenir la labellisation B Corp pour Benefit Corporation. Ce label américain identifie les entreprises qui ont un impact positif sur la société. Nouveau en France, il compte une trentaine de happy few dont la Camif, Nature et découvertes, Patagonia. Il leur permet de se reconnaître, afin de partager leurs bonnes pratiques et de travailler ensemble de façon préférentielle le cas échéant.

Voir doc joint

Olivia BASSI
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