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Matériaux

Val de Loire ciments voit double à Saumur

Maine-et-Loire  | 29/01/19

Aliénor ciments près d’Agen, le premier des six centres de broyage prévus par Cem’In’Eu en France, a coûté 20 M€ pour une capacité de 240 000 tonnes.

A Montreuil-Bellay au sud de Saumur, le projet Val de Loire ciments, unité de broyage de matières premières minérales (clinker, calcaire, gypse) pour la fabrication de ciment, a pris de l’ampleur. Maître d’ouvrage, la jeune pousse nazairienne Cem’In’Eu envisage désormais un centre doté d’une capacité de production de 480 000 tonnes annuelles, soit le double du volume annoncé initialement. Selon le dossier visé par l’autorité environnementale, la réception des matières s’effectuera pour l’essentiel par voie ferroviaire (90 % soit environ 320 trains par an) tandis que les expéditions à destination du grand Ouest et du Centre recourront largement au transport routier (70 % soit 50 camions par jour). Sa mise en service en 2021 doit générer la création de 36 emplois directs et une trentaine indirects. Cem’In’Eu a programmé six usines de ce type en France et deux en Europe, en Pologne et en Angleterre. Une première, Aliénor ciments, a démarré l’été dernier à Tonneins (47), au nord d’Agen. L’investissement s’est élevé à 20 M€ pour une capacité de 240 000 tonnes.

 

Forts enjeux environnementaux

Val de Loire ciments occupera dix hectares dans la zone industrielle de Méron qui couvre une superficie de 210 ha correspondant à un ancien camp militaire américain. Celle-ci se caractérise par une importante richesse en matière de biodiversité avec la présence d’une Znieff (zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique) et d’une zone Natura 2000. Quelque 19 espèces d’intérêt communautaires y sont notamment recensées dont 3 « dépassent les critères de sélection européens ». Mais selon l’autorité environnementale, l’état des lieux initial a été « bien pris en compte par l’exploitant et les mesures d’évitement, de réduction et de compensation prévues sont à la hauteur des enjeux » tout en regrattant néanmoins l’absence d’autres variantes « afin de conforter la justification du choix d’implantation de ce projet, au regard des enjeux environnementaux spécifiques de ce site ».

Jacques LE BRIGAND

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