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Aménagement

YelloPark vise 2022 pour le nouveau stade de Nantes

Loire-Atlantique  | 22/02/18

Maquette sommaire du projet. On y perçoit une tour de 100 mètres et un aménagement marquant l'emprise de l'ancien stade.

Le projet du futur stade du Football club de Nantes (FCN) est entré dans sa phase de concertation préalable sous l’égide de la Commission nationale du débat public (CNDP), procédure facultative mais sécurisant le projet. Cette dernière présentera, à l’issue de deux mois de concertation, début juin, ses conclusions qui pourraient amender le projet originel envisagé par YelloPark, co-entreprise détenue à parité par Flava, le holding personnel de Waldermar Kita, propriétaire du FCN depuis dix ans, et par le promoteur nantais Réalités. Ces derniers ont choisi un binôme formé par les architectes américains d’HKS (Harwood K Smith) et les français d’ATSP (Atelier Sheehan et Partenaire) pour ce projet consistant à construire ex-nihilo un nouveau stade de 40 000 places à quelques mètres seulement de l’enceinte actuelle de La Beaujoire, datant de 1984. Cette dernière sera ensuite démolie, un devis ayant été proposé pour cela à 2,8 M€ par une entreprise régionale.

 

Les architectes

HKS est considéré comme un expert des stades pour avoir notamment conçu l’AT&T Stadium, une enceinte de 100 000 places à Arlington (Texas) tandis que ATSP compte notamment à son actif la rénovation du Parc des Princes. Si le stade représentera un investissement proche de 200 M€, il s’inscrit dans un contexte plus large puisque YelloPark reçoit de la ville de Nantes la responsabilité d’urbaniser 23 hectares entourant l’équipement, lesquels lui seront cédés aux prix des domaines. L’objectif est d’y créer 2 000 logements, des commerces, des bureaux, une clinique du sport…

 

Tour de 100 mètres

Pour cet ensemble, qui avoisinera le milliard d’euros d’investissements, c’est l’architecte Dominique Perrault (DPA) qui a été retenu. Parmi les points marquant du projet : une tour de 100 mètres de hauteur, « une grande pièce urbaine à proximité du stade permet de ne pas écraser le quartier », mentionne Yoann Joubert, patron de Réalités. « On a accepté que l’ensemble du projet urbain finance le stade », réaffirme ce dirigeant qui voit là « l’occasion d’un positionnement différenciant » en tant que promoteur. Au passage, Réalités annonce un contrat de sponsoring sur 5 ans avec le FCN (2,8 M€), "signe de son engagement" aux côtés du club.

 

Financement

La concertation sera l’occasion de convaincre les associations de supporters, accueillant froidement le projet. « Ce n’est pourtant pas un caprice personnel mais une remise à niveau par rapport aux nouveaux stades qui apparaissent en Europe », rappelle Waldermar Kita. Viendra ensuite le temps du financement du projet que les promoteurs aimeraient boucler au deuxième trimestre de l’année prochaine tout en purgeant les recours avant le troisième trimestre afin de démarrer les travaux fin 2019.

 

Sols pollués

Si les négociations avec les banques n'ont pas démarré, EY assiste les promoteurs dans la modélisation du financement, lequel est encore soumis à des inconnues notamment le prix d'acquisition des terrains auprès de la ville. La découverte de sols pollués à l'arsenic pourrait en particulier renchérir la facture. Le chiffre de 30 M€ pour l'extraction de terres polluées est évoqué. Le temps presse car l’objectif est d’ouvrir le stade en 2022 pour y accueillir, l’année suivante, la coupe du monde de rugby puis des épreuves des jeux olympiques de 2024.

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